Hamlet a trouvé mieux, vous nous en excuserez.
Sans thème donc, et sur tous les thèmes.
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Hamlet a trouvé mieux, vous nous en excuserez.
Sans thème donc, et sur tous les thèmes.
Je vous emmenerais bien au cinéma...
Le résumé du film ? Puisque vous me le demandez, le voici :
"Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d'un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence."
Inutile de déranger votre opthalmo, votre vue est excellente. Une séance chez votre garagiste serait peut-être plus utile, histoire de réviser la psychologie profonde et caoutchouteuse du pneu. Comment un pneu peut-il en arriver là ? Une enfance difficile mal aimé par sa jante, une empreinte mal dessinée, un clou mal placé ? Que de questions que je vous laisse méditer en consultant le site dédié...
Alors, cap', rendez-vous le 10 novembre ? Me suivrez-vous ?
Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? En visionnant le trailer du futur Pixar, "Cars 2", il paraît maintenant évident que la rencontre s'imposait : Martin ne pouvait pas revenir à l'écran sans croiser son mi-homonyme Aston Martin (en français dans la prononciation bien sûr) et c'est toujours avec le même naturel qu'il accueille la célèbre DB5 de James Bond dans Goldfinger (1964) et dans Opération Tonnerre (1965), voiture qu'un homme d'affaires américain a acquis en octobre dernier pour la somme de 4,59 millions d'euros (pour info, la cote de la DB5 en très bon état - i.e. pas en état concours - débute à 70 000 euros). Pour les grands enfants que nous sommes, il nous reste toujours les modèles réduits : nostalgiques, nous ferons tous les vides greniers et autres ventes de jouets anciens pour retrouver la DB5 commercialisée par Corgi en octobre 1965 ; plus téméraires, nous la ferons courir sur circuit contre d'autres modèles mythiques (Scalextric). Concourrez-vous ?
Il aura fallu passer les quelques minutes de râleries contre l'attitude ovine consistant à suivre la tendance envers et contre tout. Il aura fallu une bonne dose de curiosité pour se dire que découvrir la cuisine de l'un des chefs à la critique la plus médiatique de France pouvait finalement être assez intéressant. On avait nommé le restaurant parisien de Ghislaine Arabian, première femme à avoir obtenu deux étoiles au Guide Michelin et pour les téléphages bétifiants qui s'assument et dont je fais partie les soirs d'ennui, l'un des membres du jury de l'émission "Top chef" sur M6.
"Les petites sorcières", telle était la promesse. Hayao Miyazaki l'a bien tenue lui, alors pourquoi pas une ambiance aux maléfices envoûtants et une cuisine aux goûts enchanteurs.
Promesse non tenue, les cendres du bûcher sont déjà consumées et les petites sorcières plus très vives. La rue est excentrée et loin d'être gaie, mais qu'importe, les sorcières ne sont pas des fées. Malheureusement, le service laisse la même impression dans cette petite salle à la décoration beigeasse plus que banale et tristoune : chercher des yeux des petits balais volants chevauchés par de petites bonnes femmes au chapeau pointu est vain, l'histoire ne correspond pas à la couverture et ce n'est manifestement pas une comédie. Le menu (ci-après) est prometteur bien que déconcertant : si, si, j'ai goûté le "pressé maison de tête de cochon aux aromates", mais il est plus amusant d'imaginer la réalisation du plat à la Tex Avery que de l'avoir dans son assiette. Vous craigniez de ressortir comme de tous ces restaurants modernes la faim au ventre, rassurez-vous "c'est bien servi", trop, beaucoup trop puisque la qualité laisse à désirer : le foie gras n'est fin ni en forme ni en goût, les joues de lottes déjà sèches, les sauces insipides et les associations artificielles. Les desserts ont l'air bien sympas pourtant me direz-vous ? Mais est-il certain que votre estomac trouve judicieux d'assumer une gauffre pâteuse entière, si, si entière, à la fin d'un tel repas... ? Une figue assortie d'un sorbet au coing alors ? Plus raisonnable, mais guère plus séduisant en bouche... Comme dirait Cyril : "pas très gourmand tout ça"...
L'amertume vient sans doute à l'addition, mais ce chapitre je vous le laisse deviner, je n'ai pas lu le livre jusqu'au bout.
La morale de cette soirée ? Ce n'est pas forcément ceux qui l'ouvrent le plus qui assurent le mieux. Il ne faut sans doute pas avoir beaucoup de fierté pour mettre son sceau sur une telle inutilité culinaire et montrer sa bouille à des millions de téléspectateurs affamés, et heureusement ignorants.
... Ghislaine, ce n'est vraiment pas raisonnable... lui diriez-vous ?
Ci-dessous le menu (petit problème technique, je décline tout responsabilité en cas de torticoli, mais accepte quelques pièces pour vous avoir fait faire votre gymnastique de la journée...).
Je ne me suis pas lancée durant ces quelques semaines d'absence dans l'écriture dévouée de fables animalières, ni d'ailleurs, et cela ne déplairait pas à certains, dans la publication de livres pour enfants.
Cette histoire en est une autre.
Les abeilles disparaissent, notamment fragilisées par l'activité humaine. Déplacées d'un continent à un autre, selectionnées pour leur productivité, affaiblies par l'usage massif des pesticides, limitées aux monocultures privilégiées par l'agriculture intensive, l'abeille meurt. Or, elle est l'un des principaux pollinisateurs, assurant non seulement la préservation d'un grand nombre de variétés de fleurs, mais nous permettant également de subsister puisque qu'un tiers de notre nourriture dépend directement de l'abeille (documentaire Arte) .
L'homme s'est donc planté un dard dans le coeur et l'on doute qu'il puisse jamais l'en ôter, mais l'aiderez-vous à ne pas l'enfoncer davantage... ?
Puisque l'observation peut mener à la compréhension et dès lors à la protection, le Museum d'Histoire naturelle, en association avec d'autres organisations, nous invite à compter les abeilles. Moins efficace pour s'endormir que de compter les moutons, mais tellement plus poétique lorsqu'il s'agit de s'intéresser à l'activité des pollinisateurs sur une variété de fleurs choisie. Alors, installons-nous confortablement dans l'herbe, observons, photographions, identifions et partageons, le Spipoll fera le reste.
Et pour la sieste dans les prés, on pourra toujours compter les escargots.... (Mégalab, et surtout NoéConservation - Les observatoires : les escargots, les papillons et les bourdons).
Participerez-vous ?
J'ai assisté à ce Concert et je ne suis pas sûre d'en être encore revenue.